Exclusif : Google, Facebook et Twitter pour lutter contre les deepfakes ou risquer des amendes européennes – document

BRUXELLES, 13 juin (Reuters) – Alphabet Inc unité Google (GOOGL.O)Facebook Inc, Twitter Inc(TWTR.N) et d’autres entreprises technologiques devront prendre des mesures pour contrer les deepfakes et les faux comptes sur leurs plateformes ou risquer de lourdes amendes en vertu d’un code de pratique mis à jour de l’Union européenne, selon un document de l’UE consulté par Reuters.

La Commission européenne devrait publier jeudi le code de pratique mis à jour sur la désinformation dans le cadre de sa répression contre les fausses nouvelles.

Introduit en 2018, le code volontaire deviendra désormais un dispositif de corégulation, avec une responsabilité partagée entre les régulateurs et les signataires du code.

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Le code mis à jour énonce des exemples de comportements manipulateurs tels que les deepfakes et les faux comptes auxquels les signataires devront s’attaquer.

“Les signataires concernés adopteront, renforceront et mettront en œuvre des politiques claires concernant les comportements et pratiques de manipulation inadmissibles sur leurs services, sur la base des dernières preuves sur les conduites et tactiques, techniques et procédures (TTP) employées par les acteurs malveillants”, indique le document.

Les deepfakes sont des contrefaçons hyperréalistes créées par des techniques informatiques qui ont déclenché l’alarme dans le monde entier notamment lorsqu’elles sont utilisées dans un contexte politique.

Le code sera également lié aux nouvelles règles strictes de l’UE connues sous le nom de loi sur les services numériques (DSA) convenues par l’Union européenne des 27 pays au début de cette année, qui comporte une section sur la lutte contre la désinformation.

En effet, les entreprises qui ne respectent pas leurs obligations en vertu du code peuvent faire face à des amendes allant jusqu’à 6 % de leur chiffre d’affaires mondial sur la base des règles DSA. Ils ont six mois pour mettre en œuvre leurs mesures une fois qu’ils ont signé le code.

Les signataires devront également prendre des mesures pour lutter contre la publicité contenant de la désinformation et assurer plus de transparence sur la publicité politique.

“Le DSA fournit une base juridique au code de bonnes pratiques contre la désinformation – y compris de lourdes sanctions dissuasives”, a déclaré à Reuters le chef de l’industrie européenne Thierry Breton, qui dirige la répression de l’UE contre la désinformation, dans un communiqué.

La vice-présidente de la Commission, Vera Jourova, a déclaré que l’invasion de l’Ukraine par la Russie, que la première qualifie d’opération spéciale, sous-tendait certains des changements apportés au code.

“Une fois que le Code sera opérationnel, nous serons mieux préparés à faire face à la désinformation, également en provenance de Russie”, a-t-elle déclaré dans un communiqué.

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Reportage de Foo Yun Chee; Montage par Jan Harvey, Susan Fenton et Richard Chang

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